Une étude réalisée par BVA pour Orange et le Journal des Maires met en évidence le grand intérêt des maires français pour internet. Outil régulier des élus, Internet apparaît comme une source d'espoir et un véritable levier de croissance économique. Loin d'être une menace, le web est considéré comme un moyen de se rapprocher des concitoyens, tout en améliorant le quotidien de chacun dans de nombreux domaines de la vie local.
Des maires "branchés", qui voient en internet un outil de proximité pertinent avec les citoyens Tous les maires déclarent utiliser internet dans le cadre de leur fonction. C'est même le cas, plusieurs fois par semaine, de tous les maires des villes de plus 10 000 habitants et de 83 % des maires des villes de moins de 2 000 habitants.
Les maires perçoivent dans l’outil internet un moyen de se rapprocher des citoyens et de leur proposer un nouveau service (45 %), de gagner du temps (20 %), de renforcer l’image de modernité et d’innovation de la commune (14 %), d’améliorer la gestion interne de la collectivité (14 %) et enfin de réaliser des économies (7 %).
Et c'est donc 84 % des maires interrogés qui déclarent que leurs communes disposent d’un site internet - un résultat en forte augmentation ces dernières années.
Seul bémol, si 71 % des Français signalent se rendre sur le site de leur commune, ils ne sont que 29 % à le faire plusieurs fois par mois, une fréquentation bien moindre que chez leurs homolgues polonais ( 62 %), espagnols (45 %) ou allemands (31 %).
Internet, un outil porteur d'espoir
91% des Maires , 79% des Français et 81% des Européens voient en internet une source d’espoir plutôt qu’une source de crainte. Tous considèrent en effet que « les technologies de l’information comme Internet » sont très ou plutôt efficaces pour « favoriser le développement économique dans certains territoires », pour « contribuer à la protection de l’environnement » et dans une moindre mesure, pour « améliorer la qualité des services publics ».
Une fracture informatique, plus que numérique
Pour les maires, l’inégalité d’accès à internet relève plus d’une fracture informatique que numérique, liée à la couverture du réseau haut débit fixe et mobile. Ainsi, ils sont 83 % à penser que plus de la moitié de leurs administrés a accès à internet, c’est-à-dire qu’ils ont une possibilité technique de pouvoir s’y abonner. Mais ils ne sont que 53 % à penser que plus de la moitié de leurs administrés sont détenteurs d’un matériel informatique leur permettant de naviguer sur le Net. Une perception partagée, dans une moindre mesure, par les Français et les Européens.
A noter que cette fracture numérique est perçue, par les Maires et les Français, plus importante qu’elle n’est en réalité. La France se classe en vérité parmi les meilleurs en Europe concernant l’accès au haut débit internet, mais seuls 11% des Maires et 20% des Français en ont conscience. Même erreur de perception concernant l’accès au Haut débit mobile.
Quels usages dans les prochaines années?
Pour les maires et les Français, 4 axes sont principalement à développer dans les prochaines années: l'accès online aux services de l’Etat civil, l'aide aux personnes âgées, les transports publics, et la diffusion de l’actualité communale. Moins prioritaires sont l’éducation, l’urbanisme et la démocratie participative.
* Etude réalisée du 19 au 31 octobre 2009, qui comprend deux volets.
Un sondage mené auprès d’un échantillon représentatif de l’ensemble des maires, réalisé par téléphone. L’échantillon se compose de 400 maires, dont 150 maires de communes de moins de 2 000 habitants, 150 maires de communes de 2 000 à 10 000 habitants et 100 maires (ou directeurs de communication ou directeurs de cabinet) de communes de plus de 10 000 habitants.
Un autre sondage a été réalisé par internet auprès d’échantillons représentatifs d’habitants de 15 à 65 ans, dans chacun des 8 pays suivants : l’Allemagne, l’Espagne, la France, la Grèce, l’Italie, la Pologne, le Portugal et le Royaume-Uni.
Au total, 5 010 Européens ont donc été interviewés et la représentativité de chacun de ces 8 échantillons a été assurée par la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge et CSP.